Category: Module-5


« Un des tweets les plus célèbres est celui adressé le 22 janvier 2010 par un astronaute américain, Thimothy J. Creamer (sur Twitter « Astro_TJ ») directement depuis l’espace et surtout via son internet personnel : « hello Twitterverse! we r now live tweeting from the International Space Station – the 1st live tweet from space! : ) More soon, send your ?s » »  (1).

Twitter.com est un microblogue ouvert et asymétrique permettant des messages courts et gratuits par messagerie instantanée ou par SMS. C’est un réseau social de croisement entre un blogue, un dialogue en ligne et des SMS. Il permet de diffuser des messages publics (par défaut) ou privés de 140 caractères maximum (un SMS en a 160). Chacun s’abonne aux personnes qu’il souhaite suivre, mais sans réciprocité obligatoire. C’est le réseau nomade  préféré des journalistes.

« Son aventure a commencé à San Francisco quand Odeo, plate-forme d’audio blogging (diffusion et enregistrement de podcasts), qui permettait la publication de fichiers audio depuis un téléphone portable, voulut accroitre et fidéliser son audience en proposant un nouveau service à ses utilisateurs. Jack Dorsey et Noah Glass proposèrent ainsi au public d’Odeo de raconter ce qu’ils étaient en train de faire au format « texto » via leur téléphone portable, d’où la restriction à 140 caractères » (1). L’oiseau est sorti du nid en mars 2006. Il devient populaire et internationalement connu en juin 2009 avec le soulèvement iranien.

Une API ou Application Programming Interface (module 3) fournit aux membres de Twitter un ensemble d`information comme le nombre de suiveurs (followers), de suivis (following)… Cette Intelligence Collective utilise une syntaxe spécifique :

– @ avant une appellation, montre notre récepteur.

– RT (retweet) montre que l’on fait suivre nos abonnés une communication obtenue de quelqu’un d’autre.

– # montre qu’il s’agit d’un hashtag (marqueur) permettant de récupérer simplement tous les tweets autour d’un même sujet.

Cet outil de collaboration externalise ses services. Il existe plusieurs applications comme le Topsy (moteur de recherche en temps réel). Voici le Top 20 des meilleurs outils et les applications liées à Twitter.

« Le site de microblogues Twitter, qui connaît un engouement fulgurant à travers le monde, a annoncé jeudi que 200 millions de «tweets» avaient été échangés par jour cette année, contre 65 millions l’année dernière » (3). « Le site de microblogging a quadruplé sa valeur en moins d’une année, suite à l’arrivée de nouveaux investisseurs. Les investisseurs parient sur une prochaine entrée en Bourse » (4). « Mais le succès pourrait être entaché d’une affaire de concurrence déloyale. La Federal Trade Commission (FTC), l’autorité anti-trust américaine, annonce en effet enquêter sur la façon dont Twitter se comporte avec les entreprises qui conçoivent des applications et des services dédiés au site communautaire » (5).

Visionnez le mode d’emploi de Twitter :

« Ci-dessous vous trouverez un guide visuel pour twitter qui met en évidence certaine des façons dont Twitter peut être utile soit pour une utilisation personnelle ou professionnelle » (2).

Références (pages visitées le 03/juillet/2011) :

(1)- http://www.histoire-cigref.org/blog/twitter-histoire-d%E2%80%99un-gazouillis-tonitruant/

(2)- http://applicant.com/twitter-guide/

(3)- http://www.24heures.ch/reseaux-sociaux-nombre-tweets-envoyes-prend-ascenseur-2011-07-01 

(4)- http://www.lefigaro.fr/societes/2010/12/16/04015-20101216ARTFIG00348-twitter-vaut-37-milliards-de-dollars.php 

(5)- http://www.silicon.fr/twitter-200-millions-de-tweets-et-une-enquete-anti-trust-55486.html

Ce billet se base sur l’étude de Torloting. P (2006). Selon lui, cette vedette des réseaux sociaux au début des années 2000 était généraliste et  implicite. C’est une plate-forme multimédia à part entière. En juillet 2005, les deux fondateurs, Tom Anderson et Chris DeWolfe, l’ont vendu à Rupert Murdoch, le directeur et bâtisseur du groupe News Corp (même groupe que la Fox) pour 580 millions de dollars. Après ce rachat, ce réseau s’associait à Interscope Records pour créer son propre label artistique. Il s’est entouré de NBC (le réseau de télévision) et Amazon (pour la vente et la promotion d’albums musicaux). L’un des derniers partenariats était celui avec Google proposant, pour 900 millions de dollars, d’intégrer le moteur de recherche, parmi d’autres services propriétaires de Fox Interactive Media (NewsCorp), dans son site ainsi que ces annonces publicitaires Google Adsense sur les différentes pages du site.

Les caractéristiques de MySpace :

–      Une possibilité de personnalisation de page avec son propre blogue, une gestion de courriels, une messagerie instantanée, un blocage des personnes, un lecteur audio, une gestion de petites annonces, une mise en relation des professionnels (partenariats, emplois…) à travers MySpace Careers

–      Une stratégie de spécialisation artistique et musicale non marquée au début (avec offre de réservation, d’acquisition de places de spectacle et du téléchargement légal de musique).

–      Une exposition pour les artistes connus ou inconnus.

–      « La majorité des revenus de MySpace se réalise via la publicité ou les partenariats (contenus multimédias et publicitaires avec Google par exemple). MySpace Records a déjà produit une vingtaine d’artistes et sorti une compilation dont elle tire les bénéfices ».

–      Une Intelligence Collective de communauté à travers la coopération avec un forum, une collaboration d’échange entre les membres (avec les commentaires et les liens d’amitié), la communication (par la diffusion d’informations (comme la presse, la radio, la télévision…) et le partage des fichiers (photos ou vidéos).

Les points faibles de l’ex numéro 1 :

–      Des fonctionnalités basiques et un design pas très plaisant. « Une interface peu convenable et austère ».

–      Une culture étasunienne très prononcée.

–      Une application gratuite et singulièrement destinée aux adolescents (la plupart ne dépassent pas les 24 ans). « Il n’a pas la côte envers les parents des jeunes utilisateurs du service. Quelques histoires abusives (rencontres réelles) se sont mal déroulées. Ensuite, le temps passé par les adolescents sur le service est excessif selon les parents. Ainsi, MySpace commence à devoir faire face à des plaintes de plus en plus nombreuses ». Combien de ces utilisateurs auront les moyens d’accéder à la vidéo à la demande ? Ce problème de cible est présent à tous les niveaux ».

–      Une faible stratégie pour contrer son principal concurrent FaceBook.

–      « Un phénomène inquiétant, mais relativement rare encore arrive sur les gros réseaux sociaux à forte audience. MySpace a été victime d’une bannière publicitaire infectée. En effet, la publicité pour le site «deckoutyourdeck» diffusée à travers les pages personnelles des utilisateurs de MySpace était directement liée à un troyen (virus informatique). MySpace génère 1 milliard de pages vues par jour. Il est facilement imaginable le nombre de personnes infectées ».

–      « Enfin, certainement, l’une des dérives les plus dangereuses est la présence des «cyberprédateurs» sexuels. On note différentes agressions physiques (sur mineur) réalisées lors d’un rendez-vous entre membres de MySpace. En effet, «L’absence de vérification de l’âge est un des défauts majeurs» de MySpace, a déclaré Richard Blumenthal, ministre de la Justice du Connecticut, disant parler au nom de 20 homologues d’autres États réclamant plus de contrôle. Effectivement, bon nombre d’utilisateurs ont 99 ans…Les dirigeants ont néanmoins décidé de mettre en place plusieurs mesures, dont l’interdiction pour les majeurs (18 ans ou plus) de chercher à être listés comme «amis» de jeunes de 14-15 ans, à moins de connaître déjà leur adresse courriel ou leur nom complet. Certaines critiques ont souligné le fait qu’un adulte pouvait facilement mentir sur son âge pour contourner ces mesures et ainsi, malgré tout, avoir accès à la page personnelle de n’importe quel membre, ou au journal intime virtuel d’un adolescent ».

–      « D’autres dérives, morbides dans un sens et plutôt solidaire dans l’autre, sont la création de sites recensant les morts de MySpace comme par exemple MyDeathSpace. Morbides dans le sens où il s’agit d’avis mortuaires de jeunes adolescents en général et solidaire dans le sens où leurs pages personnelles se transforment en mémorial et livre d’or »

« Ensuite une succession d’erreurs stratégiques ont accéléré la chute de Myspace. Mais surtout c’est la vitesse d’évolution de la technologie, l’instabilité du comportement des utilisateurs, et la perception du public forment un mélange instable, surtout s’il s’ajoute à l’arrogance des dirigeants d’une plateforme qui attire des millions d’utilisateurs » (2).

NewsCorp Unloads MySpace at Huge Loss :

(1)- Torloting, Philippe. 2006. Enjeux et perspectives des réseaux sociaux. Institut Supérieur du Commerce de Paris. Marketing, Management et Technologies de l’information.

(2)- http://www.atlantico.fr/pepites/grandeur-decadence-reseau-social-myspace-news-corp-130110.html

C’est un réseau social professionnel et mondial. Il a été officiellement lancé le 5 mai 2003. Son siège est situé à Mountain View en Californie. Il a plus de 500 grandes entreprises de 200 pays. Il est passé de 4 500 membres pour la fin du premier mois de fonctionnement à plus de 100 millions. Chaque semaine, en moyenne, un million de nouveaux membres s’inscrivent. Près de deux milliards de recherches de personnes ont été effectuées en 2010. Il est disponible en six langues : anglais, français, allemand, italien, portugais et espagnol. C’est une organisation cotée en bourse. Elle a trois sources de revenu : les abonnements payants, la vente de solutions marketing et de solutions de recrutement.

LinkedIn sert à :

–         La communication externe et interne.

–         La recherche d’emploi et le recrutement : « Avec son projet Active Sourcing India, Sogeti a constitué à Mumbai (Bombay) des binômes formés à son outil de gestion des recrutements et à la maîtrise de la langue française. Leur mission : approcher les profils intéressants à travers les sites de recrutement en ligne et les réseaux sociaux comme Weavlink, Viadeo, LinkedIn. « Au premier trimestre 2011, nos sept binômes indiens nous ont adressé 600 candidats en moyenne par semaine », précise Éric de Saqui de Sannes, directeur RH de Sogeti France » (3).

–         La construction d’un Business to Business : « LinkedIn semble être le réseau social le plus utilisé par les entreprises (71.1%), devant Facebook (65.8%) et Twitter (48.5%) » (4).

–          « L’optimisation de l’intelligence collective : chaque client devient un serveur qui renforce le réseau. Les utilisateurs sont donc des agents d’amélioration des résultats de leurs propres recherches (aspects fonctionnels) ». C’est un des médias sociaux utilisant l’intelligence collective dans un esprit de collaboration en ligne (LinkedIn Answers et Groupes) (5). 

Références :

(1) http://fr.press.linkedin.com/483/linkedin-franchit-le-cap-des-100-millions-de-membres-%C3%A0-travers-le-monde

(2) http://fr.press.linkedin.com/about

(3) http://asp.zone-secure.net/v2/index.jsp?id=3030/3925/15093&startPage=71

(4) http://campus.hesge.ch/lti/wp-content/uploads/2011/05/Migros_RH_et-reseaux_sociaux_KPJPT2.pdf

(5) http://www.iep.univ-cezanne.fr/media/RAMRAJSINGH_Sem_Doct_Mai_2009.pdf