L’objectif d’une consommation ostentatoire (vidéo 1) est de montrer aux autres que j’ai ce que les autres ne peuvent pas avoir (un produit de chez Holt Renfrew, un sac de Louis Vuitton…). Un autre but de cette consommation est d’avoir le dernier (nouveau) produit ou service de la marque. Dans une philosophie marxiste de création de fausses nécessités par l’offre, des organisations (surtout technologiques) utilisent cette nouveauté pour la consommation ostentatoire de masse. Anthropologiquement parlant, ces entreprises parlent à l’enfant qui est en nous.

 

vidéo 1.

 

« De l’éthique hacker, la culture geek retient au moins trois des principes décrits par Levy : l’ouverture, la décentralisation et le partage » (1).  » La culture geek accorde d’ailleurs une grande importance au clavier, ce qui peut permettre d’expliquer que l’ordinateur portatif (laptop) ait été utilisé comme modèle pour un ambitieux projet de création, vente et distribution d’outils éducationnels à divers gouvernements. Comme l’a prouvé l’iPhone d’Apple (et la seconde version de cet outil éducationnel), il n’y a rien d’essentiel dans le clavier pour la conception d’un ordinateur » (3).

Le web participatif se retrouve dans une culture geek. Dans cette culture qui a évolué (infographie 1) avec des geeks (intellectuels passionnés et des techniciens curieux), il y a des outils du Web Social qui sont des objets de consommation ostentatoire. Ces outils leur fournissent une identité et un statut social. « Des espaces où il faut être : Skyblog, Facebook, MSN… Les jeunes expriment ici un besoin d’être à la fois considérés, reconnus, mais aussi fondus dans la masse : la marque permet l’anonymat  » (2).

Comme conclusion, le web participatif contient tout ce qu’un consommateur geek peut faire sur le web social. La culture geek est attachée au web participatif et à cette consommation ostentatoire.

« Pour [René Girard], nous désirons un objet, une marque, quand il est possédé par un autre. Ce n’est pas l’objet en lui même qui nous intéresse, mais c’est le fait qu’un autre le détient qui suscite notre désir. Pour Girard l’homme cherche constamment à imiter l’autre. Ce mimétisme est d’ailleurs exploité par les grandes marques dans leurs publicités. La plupart du temps, le produit est médiatisé par un sportif, un leader d’opinion que le public cherchera à imiter » (4). Alors la modération est de mise.

Références :

1-http://benhur.teluq.uquebec.ca/SPIP/inf6107/spip.php?article=65&rubrique=11

2-http://www.prodimarques.com/dossiers-thematiques/bulletin-ilec/2009/Ilec-402.pdf

3- http://benhur.teluq.uquebec.ca/SPIP/inf6107/spip.php?article=66&rubrique=11

4- http://theses.univ-lyon3.fr/documents/getpart.php?id=lyon3.2009.lacour_jp&part=210847#Noteftn43

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