Dans les pays arabes, le blogue est devenu un espace politique indépendant et ouvert. Il a brisé les barrières de la peur et des dissimulations. Depuis les deux révolutions de la Tunisie et de l’Égypte, un mouvement populaire de masse continu à sortir pour répondre à l’appel de la dignité et du changement pour combattre une corruption politique dans le monde arabe.

La propagation d’information (documents, vidéos, photos…), durant les deux révolutions arabes, reposée sur des communications classiques (comme ceux des journalistes professionnels d'(Al-Jazira)  (1)) (2) et sur l’utilisation des médias sociaux (par la diffusion sur YouTube, Twitter, Facebook…). Il est très facile de rediffuser ces liens avec les blogues. « Sans surprise, les nouvelles concernant les évènements locaux et les commentaires se multiplièrent sur les blogs, au nombre de 40 000 selon des estimations » (2). Sur ces médias, les blogueurs sont devenus des filtres et des relais. Les révolutionnaires se sont transformés en « nœuds » de propagation. « Grâce à l’internet et aux médias sociaux, la colère des révolutionnaires arabes devient épidémique en deux clics et trois téléchargements » (3).

Hosni Mubarak avait vu, trop tard, les effets de cette jeunesse tunisienne connectée aux réseaux sociaux. Il avait décidé de couper l’Internet peu avant d’avoir été obligé de quitter le pouvoir. Ben Ali avait fait la même chose. Les réseaux de télécommunications mobiles ont aidé la foule virtuelle à communiquer. « L’administration Obama travaille sur un projet mondial visant à déployer un Net parallèle ainsi que des systèmes de téléphonie mobile permettant aux dissidents de déjouer la censure des régimes dictatoriaux. Ces efforts ont été révélés lors de nombreuses interviews menées par le New York Times. » (4)

Les réplications des réseaux sociaux contribuent à la naissance d’une Intelligence Collective (IC). Cette révolution engendrée par l’IC finira par faire tomber Ali Abdallah Saleh, Bachar al-Assad, Mouammar Kadhafi…

http://www.liberation.fr/monde/01092329262-yemen-pro-et-anti-regime-affluent-pour-manifester

(1) ««La télé Al-Jazira joue un rôle de témoin, ce dont on avait toujours attendu de journalistes de toute façon», observe Florian Sauvageau, professeur à l’Université Laval » (2) http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/201102/05/01-4367298-pas-de-revolution-sans-revolutionnaires.php

(3) http://blogs.lesechos.fr/paristech-review/la-revolution-facebook-le-printemps-arabe-et-le-futur-politique-des-reseaux-sociaux-a5395.html

(4) http://www.lessentiel.lu/fr/news/dossier/revolution/story/Un-Internet—fante-me—dans-les-dictatures-17403704

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